lundi 25 mai 2009

Le Pouvoir de la Parole

Récemment, dans une des réponses au courrier des lecteurs (Voir le Courrier: "Talking !"), Alice Miller dit que parler des abus que l'on a subis permet de les éviter, et ça m'a rappelé comme souvent lorsque l'on parle du passé, des abus, ceux qui protègent les parents à tous prix disent des choses du genre: "Pourquoi en parler, c'est passé, on ne peut pas revenir dans le passé", mais ce qu'ils ne semblent pas comprendre c'est que cela se reproduit si l'on ne s'en aperçoit pas, c'est comme lorsque l'on est sur la route, on doit être attentif à ce qui se passe pour percevoir le danger potentiel, parler des maltraitances de l'enfance, même si c'est passé peut permettre de s'en apercevoir et ainsi de les éviter.

Ces maltraitances ne sont en effet pas "parties" et leurs effets non plus, elles sont cachées et l'on ne s'en aperçoit que "trop tard" en général, lorsque le dernier acte est terminé ! Cela se voit bien dans les médias et les institutions judiciaires ou seul le dernier acte du drame est pris en compte, comme si il n'y avait que ça, comme si c'était venu de nulle part et qu'il n'y avait pas de causes profondes enfouies dans l'enfance si profondément que l'on arrête de les rechercher avant de les avoir trouvées.

En parler permet de s'en apercevoir, tout simplement.

Traduction de la réponse d'AM:
"Je pense que seulement parler et dire ce que les parents ont fait à l'ancien enfant peut briser la chaine de la violence. Sinon, tout ce qui est nié va se répéter à la prochaine génération.

Ajouter ce post à vos Favoris / Partager:
Share/Save/Bookmark

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Vidéos